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Exposition re-form 2026 : Finissage de l’exposition re-form

Vendredi 12 septembre 2026 dès 16h

L’association altitude 1400 et le groupement professionnel des architectes de la SIA Valais ont le plaisir de vous convier au finissage de l’exposition RE-FORM qui se tiendra le 12 septembre 2026 à L’archipel, ainsi qu’au cinéma Capitole – Cinesion.

Cet événement de clôture débutera à 16h00 à L’archipel par une visite libre de l’exposition en présence des organisateur·ice·s. Présentée depuis juin jusqu’au 12 septembre, l’exposition RE-FORM expose une douzaine de travaux de Master issus des hautes écoles suisses, offrant des réflexions innovantes autour de la thématique du réemploi des matériaux. L’événement se poursuivra à 18h00 au Cinéma Capitole – Cinesion avec la projection du film documentaire « Barbara Buser – Pionnière du développement durable ». Le film retrace le parcours de cette architecte visionnaire qui transforme d’anciens sites industriels, menacés de démolition, en espaces de vie durables grâce à l’usage de matériaux de construction inutilisés.

Ce double rendez-vous sera l’occasion d’échanger sur les projets exposés et de s’inspirer des pratiques du bureau d’architecture baubüro in situ, tout en approfondissant les enjeux du réemploi dans la construction contemporaine.

A L’Archipel, Sion (entrée libre)
_ Dès 16h : Visite libre de l’exposition RE-FORM dans les jardins de L’archipel en présence des organisateur·ice·s de l’exposition
_17h30 : Déplacement à pied au cinéma Capitole

Au cinéma Capitole, Sion – Cinesion
_ 18h : Projection du film « Barbara Buser – Pionnière du durable » (120 min, allemand sous-titré fr)
_ Prix préférentiel : 12.- (offert aux membres d’altitude1400 et SIA Valais sur inscription préalable par email à info@altitude1400.ch)

L’architecte bâloise Barbara Buser sauve d’anciens sites industriels de la démolition en les transformant à l’aide de matériaux de construction inutilisés en espaces de vie urbains développant ainsi une approche plus respectueuse de l’espace urbain commun. Barbara Buser, maintes fois primée pour l’ensemble de son œuvre, est devenue ainsi un modèle pour les jeunes architectes en proposant des espaces de vie plus durables et en même temps beaucoup plus accueillants. Lauréate de nombreux et importants prix d’architecture mondiaux, cette visionnaire est très sollicitée par le monde académique dans le monde entier. Barbara Buser est une authentique pionnière dans le domaine de la durabilité grâce à sa clairvoyance, sa volonté et sa créativité débordante. Elle a transformé et parfois acheté des sites et autres friches industrielles promis à la démolition, en créant des espaces publics et verdoyants en utilisant principalement des matériaux de recyclage. Ces nombreuses créations sont visibles à Winterthur, Bâle et Zurich, mais aussi en Afrique et en Allemagne. Barbara Buser a étudié à l’EPFZ et a travaillé en coopération avec l’université technique au Soudan et en Tanzanie avant de commencer à mettre en œuvre ses visions avant-gardistes en Suisse. En 2020, elle a reçu le prix Meret Oppenheim pour l’ensemble de sa carrière. Barbara Buser, pionnière de la durabilité, est un film qui transmet des messages étonnants, inspire et incite à la réflexion, le tout avec beaucoup d’humour et de légèreté.

Nos chaleureux remerciements à nos sponsors et partenaires qui grâce à leur soutien ont permis la mise sur pied de l’exposition re-form :

Ardag Echafaudages Sàrl, pour la mise à disposition de la structure de l’exposition : www.ardag.ch

La Loterie Romande, pour leur soutien financier : www.loro.ch

Exposition re-form 2026 : Table ronde « Le réemploi : entre académie et pratique »

L’archipel, Sion – le vendredi 28 août 2026 à 18h

La table ronde le sera l’occasion d’un échange riche, donnant la parole à plusieurs intervenant·e·s expert·e·s autour de la thématique du réemploi. La discussion sera modérée par Camille Claessens-Vallet (revue Espazium), qui animera les débats sur l’avenir du bâti et les défis de la transformation en région alpine.

18h : Accueil dans les jardins de L’archipel
_ Visite libre de l’exposition
18h15 : Table ronde : Salle des Utopies de L’archipel (entrée libre)
_ Mot d’accueil par L’archipel
_ Mot d’accueil par altitude 1400 et le groupement professionnel des architectes de la SIA Valais
19h45 : Apéritif

Avec la participation de :
_ Elodie Vautrin, 2401 et commune de Renens
_ Barbara Lambec, Responsable pédagogique du CAS Bâti & Ressources
_ Deirdre Mc Kenna, architecte et cheffe de projet de la Ville de Renens
_ Umberto Lusso, responsable réemploi, ressourcerie Materiuum
_ Léa Guillotin, étudiante EPFL 2025

Nos chaleureux remerciements à nos sponsors et partenaires qui grâce à leur soutien ont permis la mise sur pied de l’exposition re-form :

Ardag Echafaudages Sàrl, pour la mise à disposition de la structure de l’exposition : www.ardag.ch

La Loterie Romande, pour leur soutien financier : www.loro.ch

Exposition re-form 2026 : Vernissage de l’exposition

L’archipel, Sion – Vendredi 12 juin 2026 à 18h

Salle des Utopies de L’archipel
Présentation des projets avec et par leurs auteur·rices
Mini-conférence « Réserves Urbaines » et concert de Louis Jucker & Ripopée

Nos chaleureux remerciements à nos sponsors et partenaires qui grâce à leur soutien ont permis la mise sur pied de l’exposition re-form :

Ardag Echafaudages Sàrl, pour la mise à disposition de la structure de l’exposition : www.ardag.ch

La Loterie Romande, pour leur soutien financier : www.loro.ch

Exposition re-form – L’archipel Sion, été 2026

L’association altitude 1400 et le Groupement professionnel des architectes de la SIA Valais s’associent pour présenter l’exposition « RE-FORM » : une exposition de travaux de Master en architecture dédiée à la thématique du réemploi. Cet événement se tiendra à L’archipel, à Sion, du 12 juin au 12 septembre 2026.

À partir d’une sélection d’une douzaine de projets récents et inspirants issus de master de hautes écoles suisses, cette deuxième édition de l’exposition met en lumière le réemploi en architecture. Fortement présente dans les réflexions des grandes écoles d’architecture ces dernières années, cette thématique fait écho aux préoccupations de la société civile. Le réemploi désigne l’ensemble des pratiques qui consistent à redonner une fonction à ce qui existe déjà, plutôt que de produire du neuf. Il s’inscrit dans une approche qui considère l’existant (matériaux comme bâtiments), non comme un héritage contraignant, mais comme une ressource disponible, porteuse de valeurs techniques, économiques, environnementales et culturelles. L’exposition est à découvrir dans les jardins de L’archipel à Sion, durant tout l’été jusqu’au 12 septembre 2026. Elle s’adresse aussi bien aux professionnels qu’au grand public, avec l’intention de placer ces réflexions au cœur d’un débat commun et de donner visibilité à une production de qualité. Une douzaine de projets sont présentés sur de grands formats imprimés.

Plusieurs événements seront organisés dans le cadre de l’exposition. Le vernissage sera l’occasion de présenter la thématique, la table ronde permettra de dialoguer et discuter autour du thème avec des différents intervenants, l’atelier destiné aux enfants permettra de sensibiliser les plus jeunes à ces enjeux et le finissage clôturera l’exposition avec un événement surprise.

Lien vers les évènements :

Dossier de presse complet à télécharger

Nos chaleureux remerciements à nos sponsors et partenaires qui grâce à leur soutien ont permis la mise sur pied de l’exposition re-form :

Ardag Echafaudages Sàrl, pour la mise à disposition de la structure de l’exposition : www.ardag.ch

La Loterie Romande, pour leur soutien financier : www.loro.ch

Table ronde ApAr1 : « Construire aujourd’hui dans les Alpes » (30.8.2024)

« Le Présent : construire aujourd’hui dans les Alpes »
Pyramides d’Euseigne, vendredi 30 août 2024 à 18h00

L’exposition Alpes projetées, alpes rêvées s’est tenue à l’été 2024 sur le site des Pyramides d’Euseigne, dans le val d’Hérens. Elle a mis en lumière huit projets de fin d’études réalisés par des étudiant·e·x·s de hautes écoles suisses, tous axés sur la réhabilitation et la revalorisation du bâti existant en zone de montagne. À cette occasion, les associations Altitude 1400 et la Société Suisse des Ingénieurs et des Architectes (section Valais) ont organisé une table ronde le vendredi 30 août 2024. Modérée par Marc Frochaux, rédacteur en chef de la revue TRACÉS, cette rencontre a réuni quatre professionnel·le·s aux profils variés : Carole Pont Bourdin, Sarah Follonier, Lucien Barras et Patrick Giromini. S’appuyant sur les travaux exposés, les intervenant·e·s ont échangé sur les réalités de la construction alpine contemporaine. Les débats ont notamment porté sur la préservation du patrimoine, l’adaptation aux dangers naturels, les questions d’accessibilité et l’évolution du cadre légal, offrant ainsi une réflexion approfondie sur l’acte de bâtir aujourd’hui dans les Alpes.

Compte-rendu de la table ronde « Le présent – construire aujourd’hui dans les Alpes »

Dans le cadre de l’exposition et manifestation « Alpes projetées, Alpes rêvées »,qui s’est déroulée durant l’été 2024 aux Pyramides d’Euseignes, une discussion sous forme de table ronde, sur le thème « Le présent – construire aujourd’hui dans les Alpes », s’est déroulée le 30 août 2024. Modérée par Marc Frochaux, rédacteur en chef de la revue TRACÉS, elle a réuni quatre intervenant·e·s : Sarah Follonier, architecte HEIA-FR, Les Haudères ; Patrick Giromini, architecte, docteur ès sciences EPFL et spécialiste des monuments historiques du Valais central ; Carole Pont-Bourdin, architecte EPFL, associée chez Mijong architectes à Sion, membre FSU et FAS ; et Lucien Barras, architecte-urbaniste SIA, également membre FSU, du bureau Nomad à Sion. À partir d’une présentation et discussion autour du projet de Theo Voegtlin, le public a exploré les projets exposés le long de l’ancienne route cantonale, désormais réservée aux piétons grâce à la création du nouveau tunnel routier. En s’appuyant sur ces projets qui questionnent l’acte de bâtir en montagne face aux enjeux actuels, plusieurs sujets ont été abordés : préservation du patrimoine, conservation, réhabilitation, réutilisation d’infrastructures existantes, contraintes du cadre légal, culture du bâti, etc. Parmi ces thématiques passionnantes, quatre ont été mises en avant (une par intervenant·e).

« La manière dont nous vivons aujourd’hui exige plus de confort qu’autrefois. La transformation des constructions anciennes et vernaculaires permet de garantir leur pérennité et n’engendre pas forcément la perte de leur caractère. Au contraire, elle met en valeur la qualité de notre patrimoine bâti. — Sarah Follonier

Architecte installée dans le village des Haudères, Sarah Follonier travaille principalement sur la rénovation et la transformation de constructions anciennes et vernaculaires, qu’elle adapte aux modes de vie modernes. Elle habite elle-même périodiquement un mayen familial, transformé il y a quelques années. Malgré la forte évolution subie ces dernières décennies en termes de confort d’habitat, leur transformation ou réhabilitation reste possible et permet d’assurer leur sauvegarde et leur conservation. Le changement de leur fonction initiale n’empêche pas de préserver le caractère authentique de ces bâtiments. Elle démontre qu’il est possible aujourd’hui d’habiter en montagne tout en exerçant une pratique architecturale axée sur la rénovation de l’existant, avec des projets qui visent à réhabiliter un patrimoine vernaculaire.

« Ne devrions-nous pas revoir notre stratégie de conservation du territoire, s’autoriser à nous interroger sur la notion d’abandon afin d’envisager l’état de ruine du bâti en montagne comme une opportunité de sauvegarder tant le cadre environnemental qu’économique et social ? » — Patrick Giromini

Architecte et docteur ès sciences EPFL, Patrick Giromini travaille aujourd’hui à l’¬État du Valais pour les Monuments historiques du Valais central. Dans sa thèse de doctorat, il aborde la question de l’abandon, largement discutée durant la table ronde. Est-il envisageable d’abandonner certaines zones excentrées ou fonds de vallées ? Selon lui, il faudrait repenser l’appropriation du territoire et entrevoir l’abandon de certaines structures bâties d’une partie de celui-ci comme une opportunité pour relocaliser les efforts ailleurs et ainsi préserver les zones délaissées d’une exploitation disproportionnée.
Il estime que réaffecter n’est pas synonyme de sauvegarder ; la réaffectation implique souvent de telles transformations du bâti qu’il n’est plus possible de parler de sauvegarde et de conservation. Il est partisan d’interventions premièrement responsables, c’est-à-dire se basant sur des connaissances solides, et donc d’interventions franches, plutôt que de maladroites tentatives de mimétisme. Dans certains cas, il serait préférable de ne rien faire ou très peu, de laisser les structures en l’état. L’abandon ciblé pourrait être la réponse la plus respectueuse pour considérer l’héritage bâti rural.

« Les règlements de construction et de zones ne suffisent pas pour garantir une architecture de qualité au sens de la culture du bâti (8 critères de Davos). Dans la multitude d’autorisations de construire traitées en Valais, les architectes sont présents à l’échelle des « micro-architectures », à ne pas sous-estimer, mais souvent absents des grandes opérations qui dessinent le territoire. » — Carole Pont Bourdin

Architecte EPFL SIA et co-gérante du bureau Mijong architectes à Sion, Carole Pont-Bourdin milite pour le développement d’une culture du bâti en Valais. Avec les recherches « Vallée Archipel » et « Walk with Me » menées par le bureau Mijong, son objectif est de dresser un inventaire d’images, de vidéos et de récits pour créer un lieu commun et dessiner les contours d’un Valais du futur. Pour Mijong, il est essentiel de rechercher cet ancrage et de se rapprocher des gens, du territoire et des lieux pour agir en tant qu’architecte. La culture du bâti est fondamentale pour garantir la qualité architecturale et intervenir de manière respectueuse et sensible sur le territoire.
Pour atteindre cette qualité, les règlements de construction et de zonage – bien que nécessaires – ne suffisent pas. Les petites communes manquent souvent de ressources et de compétences à l’interne pour gérer leur territoire et les autorisations de construire. Pour les accompagner sur ces défis, la constitution de commissions intercommunales d’architecture et d’urbanisme pourrait aider les communes dans leurs tâches. Composée de professionnel·le·s compétent·e·s et indépendant·e·s, cette commission pourrait assister les autorités locales dans la prise de décision, sur la base d’un dialogue constructif.

« La révision de la LAT a permis de remettre en question les méthodes et outils de planification devenus obsolètes. Nous en récoltons aujourd’hui les fruits. » — Lucien Barras

Architecte-urbaniste SIA, membre de la FSU et actif au sein du bureau Nomad à Sion, Lucien Barras analyse les impacts de la Lex Weber, acceptée par le peuple en 2012, et de la révision de la LAT en 2013 sur le territoire valaisan, les pratiques de construction et le tourisme. Selon lui, le bilan est positif : une quinzaine d’années après, le cataclysme annoncé par certains n’a pas eu lieu. Ces deux lois ont transformé l’économie touristique, réorganisé le secteur de la construction et favorisé la rénovation des bâtiments existants en stoppant l’étalement urbain et le mitage du territoire. Une nouvelle économie, exigeante et sur mesure a émergé, permettant de réaliser des projets de qualité à petite échelle.
Lucien Barras rappelle que la LAT oblige les communes valaisannes à réévaluer et réduire leurs zones à bâtir, une position partagée par Patrick Giromini concernant la mise en suspens de certaines zones. Selon lui, le bâti rural laissé en héritage ne doit pas devenir un levier pour une spéculation irraisonnable du sol. La pratique de pouvoir habiter partout n’est plus durable, notamment en montagne. Les coûts liés à l’entretien des routes, à la protection contre les dangers naturels ou à l’augmentation des transports publics sont élevés ; il serait logique de revoir comment ces éléments sont financés. Bien que ces décisions politiques soient difficiles, elles sont nécessaires.